Jean-Pierre Gazeau, ingénieur de recherche CNRS à l'institut Pprime a participé à FUTUROBOT, évènement organisé par le CNRS, autour de la robotique : de la recherche aux enjeux sociétaux.

Les robots seront au cœur de notre quotidien. Ils vous intriguent, vous fascinent, vous passionnent, vous effraient ? Le CNRS propose FUTUROBOT, une série d’événements dédiés à la robotique pour rencontrer les scientifiques, découvrir leurs recherches et leur poser vos questions.

Le 25 mai, Les Mardis de l’Espace des sciences s’inscrivent dans cet événement national et proposent un format original et différent en donnant la parole à des chercheurs qui abordent divers aspects de la robotique actuelle, de la recherche aux enjeux sociétaux, le tout en une quinzaine de minutes.

Jean-Pierre Gazeau, ingénieur de recherche CNRS à l’institut Pprime :

« L’exécution de tâches complexes et la co-manipulation avec l’Homme.
Les robots sont amenés à cohabiter de plus en plus avec l’humain pour réaliser de nombreuses activités de service que ce soit en milieu industriel ou sociétal. Dans ce cadre, la sécurité et la facilité d’emploi pour l’exécution de tâches complexes – notamment de manipulation fine ou de co-manipulation avec l’humain – sont des facteurs clés pour le développement de leur utilisation à grande échelle.

Les préhenseurs équipant les manipulateurs mobiles actuels ne répondent pas à ces exigences de sécurité, de flexibilité et de facilité d’emploi. Ce sont soit des préhenseurs trop simples, qui manquent de flexibilité, soit des préhenseurs anthropomorphes trop complexes pour sortir des laboratoires.

Aussi malgré les progrès scientifiques et le saut technologique qui se sont produits durant la dernière décennie, que ce soit en mécanique, en électronique ou en informatique, les chercheurs sont aujourd’hui encore loin d’avoir conçu la main robotique capable de se substituer à la main humaine dans la réalisation des tâches que celle-ci est capable de produire. Un travail important est à conduire aussi bien sur le plan de la conception (miniaturisation, instrumentation, actionnement), que sur le plan de la commande et donc de la capacité de la main robotique à interagir en temps réel avec son environnement dans des contextes opératoires de plus en plus complexes et variables.»

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